Le mois de JUILLET !
Quel tournant important dans l'année ! Le mois de juillet ! Une nouvelle période importante dans le cycle annuel d'un parc d'attraction et de ses fans !
Révisons rapidement le calendrier parkfan...
D'abord il y a la fin mars, début avril : l'ouverture des parcs. Une période intéressante pour le connaisseur, qui profite d'une affluence faible pour visiter des parcs proches de chez lui le temps d'une journée dans une ambiance qui sent bon la peinture fraiche.
Ensuite c'est la période mai-juin : l'inauguration d'une bonne partie des nouvelles attractions. Celles qui auraient du ouvrir avec le parc, mais pour qui on avait oublié de prendre en compte le retard inhérent au secteur du BTP ou qui ont connu un problème technique de dernière minute (sacré prototype unique au monde et facétieux !). Le fan trouvera là une occasion en or pour retourner dans son home-park et commencer à quitter le nid pendant les petites vacances de pâques pour s'aventurer vers de beaux rails brillants au loin.
Enfin vient juillet et avec lui les vacances d'été (pour mes lecteurs de l'hémisphère Nord, cela s'entend). Là, c'est l'artillerie lourde qui débarque, coasters de douze kilomètres, dark rides sur 3 étages, ... Ces machins là ne se font pas en un jour ! Mais c'est aussi un petit pincement au coeur pour le parkfan, qui voit ses parcs, ses petits chéris qu'il aime et connait mieux que personne, être envahis par une horde de badauds mal élevés qui ne respectent rien et passent devant de nombreux détails sans même les regarder, obnubilés par l'espoir de grappiller une place dans la file des bûches ou dix centimes sur l'achat simultané d'une boule de glace et d'une gourde souvenir, ces badauds qu'il surnomme, non sans arrière-pensée, le "guest lambda". Brrr... l'écrire me donne des sueurs froides.
Heureusement le parkfan a quelques solutions de secours pour survivre en période estivale...
D'une part les lunaparks et autres fêtes foraines, jamais aussi présentes qu'autour du 14 juillet, et qu'il ne peut donc visiter qu'en cette période. Ca compense un peu pour la dame qui va renverser sa glace sur son t-shirt Tower of Terror en faisant coucou à son mari qui ne lui répondra pas, il a bien trop peur cramponné au harnais du Top Spin (ah ah ! Ca aussi ça vaut le détour, c'est impayable !).
De l'autre, le grand saut, l'aventure de sa vie : le voyage à l'étranger, le plus loin possible, le plus longtemps possible. De préférence dans un pays où la coutume n'est pas de prendre ses vacances en juillet-août. Plus simplement, on pensera aux Etats-Unis d'Amérique, le pèlerinage obligatoire, au moins une fois.
Bon ensuite c'est le mois de septembre. Là ça devient un peu triste. Et oui... Les visiteurs se retirent, les attractions ont souffert, des prospectus comment même parfois à vendre la saison prochaine... Fin septembre, on ferme.
Certains parcs bénéficient d'un sursis : ils vivotent jusqu'à fin octobre ou rouvrent alors, pour fêter Halloween.
Ensuite encore un effort pour quelques uns avec Noël. L'occasion pour le parkfan et le guest lambda de communier ensemble, dans une ambiance apaisée, entre pistes sonores envahies de chœurs et de clochettes, et attractions à sensations fermées par la rudesse de l'hiver. Tout le monde se réuni autour d'un bon verre de vin chaud, pensant déjà l'année prochaine, pensant encore aux parcs visités dans la saison. C'était une bonne année, pleine de nouveautés. Mais l'an prochain, le parkfan, informé, le sait : ce sera encore mieux !
Cipy.